Présentation
Soultzmatt faisait partie du Haut Mundat des évêques de Strasbourg, bailliage de Rouffach. Le village était le centre de la "Talgemeinde" réunissant les localités de la vallée de l'Ohmbach, à partir de la moitié ouest de Westhalten. Un prévôt "Talschultheiss", secondé par un greffier "Talschreiber", un bourgmestre et quelques conseillers, s'occupait de l'administration et de la justice locales. Le tribunal rural, chargé des questions foncières, était composé de neuf jurés (six du Conseil et trois de la bourgeoisie).
La localité fut citée dès 1044, dans une charte relative à la cour épiscopale. Son nom peut s'expliquer par la présence d'une source au goût acide et salé, coulant jadis dans la prairie ("Sulz"= sel et "Matte" pré). Une famille noble, dont le dernier représentant connu est Frédéric de Soultzmatt, portait le nom du village en 1295. De nombreux nobles résidaient dans la Vallée et plusieurs châteaux y furent construits, d'où le qualificatif de "Vallis Praenobilis", la Vallée Noble. L'origine de ce nom trouve également son explication dans un livret, publié en 1914 par Thiébaut Walter, faisant état d'un prêtre qui s'était attribué le titre de "Vicarius in Nobili Sultzmattiensi".
La richesse de Soultzmatt ne fut pas sans attirer les convoitises et les habitants connurent des jours sombres lors des pillages successifs menés par Thiébaut de Ferrette en 1298, les Anglais en 1375, les Armagnacs en 1444, puis les Navarrais en 1571. La guerre de Trente Ans éprouva encore plus durement le village, dont la misère atteignit son apogée en 1640. Lors de la période révolutionnaire, un vent de folie souffla sur Soultzmatt, avec l'élection, en 1791, de Joseph Nithard à la tête du conseil municipal. Le 29 avril 1792, la population, conduite par le révolutionnaire fanatique, assiégea et pilla le château du baron de Spon (Wassersteltzen). Les anciens canons qui décoraient le parc furent traînés devant la mairie.
En 1855, un nouveau malheur s'abattit sur Soultzmatt : l'épidémie de choléra, commémorée par la statue Saint-Grégoire sur le pont de l'Ohmbach, fit 299 victimes.
Au début du XIXe siècle, un atelier de filature et de tissage s'implanta à Soultzmatt. Il employait jusqu'à 670 ouvriers en 1900.
Les dernières guerres n'ont pas causé de grandes destructions matérielles. On garde néanmoins le souvenir pénible du camp de travail des prisonniers roumains, installé par les Allemands au Schaefertal en 1917. La Seconde Guerre Mondiale et l'occupation nazie de 1940-1945 vida le village de ses forces vives avec le départ des jeunes au travail obligatoire, puis l'incorporation de force, qui fit 47 victimes. De nombreux habitants furent également expulsés, transplantés ou internés dans des camps de concentration. Soultzmatt a été libéré le 6 février 1945 par le 1er R.E.C., mené par le Général Miquel.
Localisation : A la campagne ; Piémont (vignoble) ; Vallée ;
Distance (km) et nom gare la plus proche : 8 km - Rouffach
Distance de l'aéroport (en km) :
- EuroAirport Basel-Mulhouse-Freiburg : 56
- Aéroport international Strasbourg-Entzheim : 93
- Baden-Airpark Karlsruhe-Baden-Baden : 155
- Berges de l'Ohmbach
- Chapelle du Schaefertal
- Chapelle Saint-Nicolas
- Château de Wagenbourg
- Cimetière roumain
- Eglise Saint-Sébastien à Soultzmatt
- Espace des Sources
- Fontaine à la Vierge à Soultzmatt
- Fontaine devant la mairie à Soultzmatt
- Fontaine devant le bureau de tabac à Soultzmatt
- Grand Cru d'Alsace "Zinnkoepflé"
- Langenstein
- Les eaux de Soultzmatt
- Les quatre fleurs de Soultzmatt
- Mairie
- Maison Feltz
- Manoir du XVIème siècle
- Music-Hall Le Paradis des Sources de Soultzmatt
- Parcours de santé de la Gauchmatt
- Rocher du Grossfels
- Sentier des poètes
- Sentier viticole de Soultzmatt
- Sources de Soultzmatt
- Statue Saint-Grégoire
Equipement
Tarifs
| Tarifs (en EUR) | |
|---|---|
| Adulte | libre |













































